Interruption volontaire de grossesse (IVG)

IVG

 Le but de cette capsule n’est pas de se positionner sur le geste en tant que tel et de s’associer à des mouvements pro-vie ou pro-choix. On souhaite simplement vous fournir des informations sur le sujet pour ceux et celles qui se posent plusieurs questions, qui ont entendu des rumeurs ou même qui auraient peur d’avoir recours à un avortement.

Ce qui est important de comprendre ici, c’est qu’aucune méthode contraceptive n’est efficace à 100%. Il y aura donc toujours des grossesses non-désirées que les femmes voudront interrompre. De nos jours, deux choix d’IVG s’offrent à nous : l’IVG chirurgicale ou médicale (pharmacologique). Ce choix est souvent influencé par le stade de la grossesse, par les préférences de la femme et par l’accessibilité. Si l’on choisit l’option chirurgicale, on peut aller en clinique ou à l’hôpital, sur rendez-vous et si on opte pour l’IVG pharmacologique on peut obtenir les comprimés et les injections en pharmacie avec une prescription du médecin. de plus, il est primordial que la femme donne son consentement libre et éclairé pour interrompre sa grossesse.

Voici donc les options d’IVG selon le stade de la grossesse :

  • premier trimestre (semaines 0 à 14) = chirurgicale ou pharmacologique
  • deuxième trimestre (semaines 15 à 28) = chirurgicale
  • deuxième trimestre si plus de vingt semaines = induction du travail nécessite donc une hospitalisation dans certaines cliniques, CLSC ou hôpitaux spécialisés

Au canada, les procédures d’avortement n’outrepassent pas le stade de la vingt-quatrième semaine, normalement. Certaines cliniques n’acceptent plus de patientes au-delà de dix-huit, vingt ou vingt-deux semaines si elles n’ont pas l’attirail médical nécessaire pour une grossesse plus avancée.

Parlons maintenant de l’IVG chirurgicale!

Avant intervention, on doit subir un questionnaire médical (le médecin veut connaître notre historique gynécologique et contraceptif). On doit aussi passer des tests médicaux, un test de grossesse ainsi qu’un test de dépistage. Le médecin procédera aussi à une datation de la grossesse pour savoir exactement depuis combien de temps la femme est enceinte.

Voici donc en détail le déroulement d’une IVG chirurgicale :

Étape 1

Désinfection du vagin et du col de l’utérus

Étape 2

Anesthésie locale du col utérin

Étape 3

Dilatation du col (une ouverture progressive) grâce à des médicaments ou des tiges laminaires

Étape 4

Courte aspiration pour retirer le produit de conception, soit à l’aide d’une seringue en plastique prévue à cet effet ou grâce à un aspirateur médical rien à voir avec celui qu’on a à la maison rassurez-vous!

Étape 5*

Curetage où le médecin vient gratter légèrement les parois de l’utérus

Étape 6*

Autre courte aspiration (si l’utérus n’était pas complètement vide)

Étape 7

Période de repos-surveillance

N.B.: Les étapes marquées d’un astérisque (*) sont facultatives et dépendent du stade de la grossesse.

Il est important de mentionner que la procédure dure entre une dizaine et une vingtaine de minutes (dépendamment du stade de grossesse qui demande curetage ou non) et on ne sent pratiquement rien durant l’opération. Certaines cliniques permettent même d’être accompagnée de quelqu’un et proposent des brochures pour mieux se préparer et mieux comprendre l’intervention.

Parlons maintenant de l’IVG pharmacologique!

Pour ce qui est de l’IVG pharmacologique, on sait que certaines avancées médicales auraient mis un nouveau produit sur le marché, mais pour l’instant on vous parle de méthotrexate et de misoprostol (deux médicaments qui provoquent un avortement). Le méthotrexate se présente sous forme d’injection intramusculaire. On parle aussi d’insertion vaginale ou orale de misoprostol trois à six jours après avoir reçu l’injection de méthotrexate auparavant.

Mais qu’est-ce qui se passe dans notre corps avec tous ces médicaments?

Le corps va de lui-même « expulser » le produit de conception et ça va ressembler en fait à des menstruations abondantes. Un avortement pharmacologique peut prendre entre vingt-quatre et vingt-neuf jours après la prise du misoprostol pour se réaliser. Un peu plus long que l’option chirurgicale qui ne dure que quelques minutes!

Il est essentiel de préciser que cette méthode est efficace normalement jusqu’au jour 49 de la grossesse et moyennement efficace entre le cinquantième et le cinquante-sixième jour. On ne dépasse pas la septième ou la huitième semaine de grossesse ici.

Voici donc le déroulement d’une IVG pharmacologique :

Étape 1

Première visite chez le médecin. Au menu : prises de sang, échographie et injection du méthotrexate.

Étape 2

Dans les six premiers jours qui suivent le rendez-vous on prend les comprimés oraux ou vaginaux de misoprostol et on retourne chez soi.

Étape 3

Début des crampes qui durent généralement une semaine.

Étape 4

Début des saignements (entre trente minutes et dix heures après la prise du misoprostol) qui peuvent durer plusieurs semaines. Si aucun saignement n’apparaît durant les premières vingt-quatre heures suivant la prise du misoprostol on doit reprendre d’autres comprimés.

Étape 5

Une deuxième visite chez les médecin s’Impose. Il procédera encore à examen physique avec échographie et prises de sang pour être sûr que l’IVG est réussie

Et le après dans tout ça?

Peu importe votre option, il est important de suivre les indications suivantes après un avortement.

  • se reposer et ne pas pas soulever de poids lourds pendant quelques jours
  • éviter les relations sexuelles avec pénétration ou l’insertion de produits/objets dans le vagin jusqu’à trois jours après l’arrêt des saignements
  • porter et changer ses serviettes hygiéniques régulièrement pour éviter des infections potentielles
  • préférer la douche au bain pour les premiers jours suivant l’intervention
  • être vigilant à tout symptômes comme de la fièvre, des saignements abondants, des crampes, etc.
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